Commentaire :
Mis en place depuis bientôt 3 ans, le contrat de professionnalisation a fait l’objet de deux circulaires DGEFP en date du 18 octobre 2004 et du 13 décembre
2004.
Cette nouvelle circulaire abroge les deux textes précédents. Objectif : préciser et actualiser certains points à
la lumière des trois ans d’existence du dispositif.
Nouveautés :
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Quand l’objectif du contrat est une qualification reconnue dans les classifications des conventions collectives : « la qualification préparée
ainsi que les modalités de validation doivent être mentionnées dans le contrat de professionnalisation et dans le document annexé à celui-ci. » Cela suppose , pour l’entreprise
et l’organisme de formation, de formaliser les modalités de validation dans la convention de formation ou dans l’annexe en cas de formation mise en œuvre par l’entreprise. L'AREF vérifiera
désormais que ces modalités sont bien précisées dans la convention de formation.
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Délai maximum entre la fin des actions de formation et la fin du contrat.
Une fois la qualification obtenue le contrat de professionnalisation doit prendre fin. Toutefois, la circulaire du 13
décembre 2004 admettait que : le contrat de professionnalisation ou l’action de professionnalisation prenne fin 1 à 2 mois après la date des épreuves. La nouvelle circulaire précise que
cette tolérance de 2 mois ne concerne que les diplômes et les titres inscrits au RNCP, elle ne s’applique pas aux contrats dont l’objectif est une qualification reconnue dans les
classifications des conventions collectives.
L’AREF vérifiera désormais que la date de l’évaluation et de la fin de contrat sont bien identiques quand l’objectif
est une qualification dans les classification, sous peine de voir le contrat rejeté pour non-conformité.
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Les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus.
Précédemment, l’administration considérait que « l’inscription à l’ANPE [n’était] pas
obligatoire ». La circulaire du 23 juillet 2007 précise désormais « Les personnes de plus de 26 ans doivent être demandeurs d’emploi et donc inscrites à l’ANPE : leur
numéro IDE doit être renseigné sur le CERFA. Toutefois, il est admis que les personnes sortant d’un contrat aidé puissent être recrutées en contrat de professionnalisation sans se réinscrire à
l’ANPE. ». La DGEFP a admis un délai de tolérance jusqu’à fin décembre 2007.
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L’articulation avec le CNE
La circulaire confirme la possibilité de combiner CNE et contrat de professionnalisation tout en précisant que
« pendant la durée de l’action de professionnalisation, ce sont les règles propres au contrat de professionnalisation qui s’appliquent notamment en matière de rémunération et de motifs
de rupture… » c'est-à-dire que le salarié est payé en % du SMIC et bénéficie des règles de rupture de droit commun en matière de démission et de licenciement pendant la durée de
l’action de professionnalisation.
Attention toutefois, l’OIT a déclaré le CNE non-conforme.
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L’articulation avec le CI-RMA
L’employeur doit :
. conclure avec le prescripteur une convention individuelle qui définit les modalités de partenariat pour une durée
comprise entre 6 et 18 mois (CERFA CI-RMA) (même si le contrat de professionnalisation est d’une durée supérieure). Le CERFA « CI-RMA » sera modifié pour comporter les mentions
nécessaires à cette articulation ;
. conclure avec le jeune ou le demandeur d’emploi un contrat de travail : CERFA « contrat de
professionnalisation ». Les dispositions propres au contrat de professionnalisation (et non celles du CI-RMA) sont ainsi applicables pendant la durée du contrat ou de l’action de
professionnalisation (CDI).
L’aide forfaitaire du CI-RMA est versée à l’employeur pendant toute la durée de la convention
individuelle.
Cette articulation est applicable à titre expérimental aux nouveaux contrats conclus après la notification de la présente
circulaire. Elle ne s’applique pas aux autres contrats aidés.
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Refus d’enregistrement par la DDTEFP
En cas de refus d’enregistrement du contrat de professionnalisation, ce contrat doit être requalifié en contrat de droit
commun. Si le refus d’enregistrement fait l’objet d’un recours hiérarchique ou contentieux, la requalification est suspendue.
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Délais maxima d’examen d’un dossier par l’AREF
L’AREF dispose d’un délai d’un mois à compter de la réception du dossier complet pour notifier sa
décision. Passé ce délai, le défaut de réponse vaut acceptation. Le dossier complet s’entend :
. des rubriques du CERFA renseignées
. de la convention de formation ou du document visé à l’art. R. 981-1 joint en annexe
. si le bénéficiaire n’a pas la nationalité française, la photocopie des documents l’autorisant à
travailler.
Lorsque l’AREF constate que le dossier transmis par l’entreprise est incomplet ou mal renseigné,
l’employeur doit transmettre les pièces manquantes ou modifier les rubriques erronées dans le délai fixé.
L’AREF peut refuser la prise en charge d’un contrat transmis hors délai ou admettre un certain délai de
tolérance. Lorsque le contrat est déposé à la DDTEFP plus de 2 mois après le début d’exécution du contrat, le DDTEFP est fondé à apprécier
l’opportunité de l’enregistrer.
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La succession de différents contrats avec un même employeur
Il est admis qu’à l’issue d’un CDD, d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat aidé, le salarié peut conclure, avec le
même employeur, un contrat de professionnalisation.
Fondement : Cass. Soc. , 26 janvier 2005 : La préparation de la qualification permet d’acquérir la compétence
pour occuper un autre poste de travail. »
Inversement, après un contrat de professionnalisation, il est possible de conclure (entre les mêmes personnes) un CDD de
droit commun. En revanche, s’agissant d’un contrat aidé, la circulaire précise que « dans la plupart des cas, il [le salarié, ancien bénéficiaire du contrat de
professionnalisation] ne répond plus aux critères d’éligibilité à un contrat aidé ». Quant à faire suivre un contrat de professionnalisation par un contrat d’apprentissage,
l’appréciation en est laissée à chaque DDTEFP.
De même il est précisé qu’il est possible de conclure deux contrats de professionnalisation : le premier en CDD, le
second en CDI si ces contrats visent des niveaux de qualifications distincts, le premier (objet du CDD) étant nécessaire pour préparer la seconde qualification (objet du
CDI).
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La succession de différents contrats de professionnalisation avec des employeurs différents
Un salarié peut conclure deux contrats de professionnalisation successifs en CDD ou CDI avec des employeurs différents. Le
deuxième contrat doit lui permettre de préparer un niveau supérieur ou une nouvelle qualification dans une autre discipline.
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Le service de formation interne
Lorsqu’une entreprise dispose d’un service de formation interne, elle peut dispenser elle- même la formation dans le cadre
d’un contrat de professionnalisation. Dans cette hypothèse, l’employeur doit indiquer formellement son numéro de SIRET pour renseigner la rubrique relative à l’organisme de formation sur le
CERFA.
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L’exercice du tutorat
La circulaire introduit deux nouveautés :
- le tuteur doit formaliser dans un document (ex : cahier de suivi) le suivi personnalisé qu’il réalise et doit être
en mesure de présenter ce document en cas de contrôle. Le GFC est en train de travailler sur un modèle de cahier de suivi qui pourra être remis aux entreprises.
- la prise en charge de l’exercice du tutorat :
Précédemment, la circulaire n° 2004/025 du 18 octobre 2004 prévoyait que l’employeur qui désignait un tuteur pouvait
bénéficier de la prise en charge par l’OPCA : « des dépenses occasionnées par l’exercice du tutorat, dans la limite de 230€/mois et par bénéficiaire, pour une durée maximale de 6
mois. » La circulaire du 23 juillet 2007 précise désormais « Les OPCA peuvent prendre en charge les dépenses liées à l’exercice du tutorat, dans la limite d’un
plafond de 230€/mois et par tuteur, pour une durée maximale de 6 mois, quel que soit le nombre de salarié accompagnés (au maximum 3 salariés). » Cette règle concerne également
les GEIQ.
Conséquence : un tuteur donné encadrant plusieurs contrats de
professionnalisation en même temps, ne peut bénéficier , au titre d’un même mois, qu’une seule fois l’exercice du tutorat.
Ex : M. X encadre 3 contrats
1er contrat du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2008.
2ème contrat du 1 janvier 2008 au 31 janvier 2009
3ème contrat du 1er juillet 2008 au 31 juillet 2009
Le tuteur va bénéficier de l’exercice du tutorat au titre du 1er contrat du 1er janvier 08 au 31 mars
2008, puis au titre du 2ème du 1er avril au 30 juin 08, puis au titre du 3ème contrat, du 1er juillet au 30 septembre.
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Décision de retrait du bénéfice de l’exonération des charges sociales
La circulaire précise qu’ : « en cas de retrait du bénéfice de l’exonération, l’employeur communique la décision
au comité d’entreprise ou, à défaut aux délégués du personnel et verse à l’organisme de recouvrement compétent, au plus tard à la première date d’exigibilité des cotisations sociales qui suit la
notification du retrait, les cotisations dont il a été indûment exonéré. »
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La transmission du contrat à l’AREF
L’employeur peut transmettre le contrat de professionnalisation à l’AREF avant le début d’exécution du
contrat.